PlayStation Plus : ce qui va vraiment changer pour les abonnés en 2026

PlayStation Plus a déjà changé en 2026, et pas vraiment dans le bon sens pour le portefeuille des joueurs. Entre une hausse de prix actée en mai, une autre qui plane comme une épée de Damoclès, et une refonte du calendrier des jeux qui fait grincer des dents outre-Atlantique, l’abonnement de Sony traverse une mue qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

À retenir

  • Votre tarif augmente dès que vous renouvelez ou changez de formule : savez-vous à quoi vous attendre ?
  • Sony teste une distribution étalée des jeux Extra et Premium : est-ce vraiment une amélioration pour vous ?
  • Les jeux PS4 disparaissent graduellement du catalogue : pourquoi Sony abandonne progressivement l’ancienne génération

La hausse qui est passée, celle qui pourrait suivre

Le 20 mai 2026, Sony a discrètement revu ses tarifs à la hausse. Pour les nouveaux abonnés, ou les joueurs dont l’abonnement expire ou change de formule, le mois d’Essential est passé de 8,99 à 9,99 euros, tandis que l’offre trimestrielle est passée de 24,99 à 27,99 euros. Bonne nouvelle relative pour les fidèles : les abonnés existants conservent leur ancien tarif tant qu’ils ne modifient pas ou ne laissent pas expirer leur abonnement. tant que vous ne touchez à rien, votre facture reste identique. Mais dès que vous changez de formule ou que votre abonnement arrive à expiration, la nouvelle grille s’applique automatiquement.

Ce n’était pas une première. Ce n’est pas la première fois que PlayStation augmente le prix de son service. En 2023, Sony avait déjà fortement relevé le prix des abonnements annuels. Essential était passé à 71,99 euros, Extra à 125,99 euros et Premium à 151,99 euros en France, avec une hausse la plus brutale pour Premium. Mais là où ça devient inquiétant, c’est que le sujet n’est visiblement pas clos. Lors d’une session de questions-réponses interne en juin, le CEO et président de Sony Interactive Entertainment Hideaki Nishino, le CEO Studio Business Hermen Hulst et la vice-présidente senior des finances Lynn Azar ont été interrogés sur de possibles futures hausses de prix de PlayStation Plus, ainsi que sur le rythme et l’ampleur du service. La réponse officielle, aussi vague que révélatrice : PlayStation travaille à équilibrer la valeur du service par rapport à son coût pour les consommateurs, avec plusieurs facteurs axés sur l’amélioration de la rentabilité et de l’efficacité du contenu.

Traduction en langage courant : Sony regarde les chiffres, et les chiffres sont bons pour eux. Les formules haut de gamme cartonnent, ce qui donne des arguments pour continuer à faire grimper l’addition. Un rapport interne évoque même que les formules supérieures représentent désormais 40 % des abonnements, un niveau record de rentabilité ayant été atteint pour ce service au cours de l’exercice fiscal 2025. Quand un produit rapporte gros, la tentation d’appuyer encore sur l’accélérateur tarifaire est toujours forte.

Le calendrier des jeux Extra et Premium chamboulé

Le deuxième gros changement de 2026 concerne la façon dont les jeux du Game Catalog atterrissent chez les abonnés. Historiquement, PS Plus fonctionnait par vagues mensuelles nettes : un jour donné, tout le lot du mois débarquait d’un coup. Sony teste désormais autre chose dans certains territoires. Sony teste dans certains pays une nouvelle méthode d’ajout de jeux aux catalogues PS Plus Extra et Premium : au lieu d’un ajout unique, les abonnés reçoivent les jeux graduellement au fil du mois, un fonctionnement similaire à celui du service concurrent Xbox Game Pass.

Le problème, c’est que cette expérimentation ne concerne pas tout le monde de la même façon. Dans les pays hors États-Unis, Royaume-Uni et Japon, la mise à disposition des jeux du mois des paliers PS Plus Extra et Premium n’a pas encore changé. La France, pour l’instant, reste donc sur le rythme classique, mais le sursis pourrait être temporaire. Le hic, c’est que la réception est franchement mauvaise là où le test est en cours. Les utilisateurs des pays participant à l’expérimentation se plaignent de confusion et de la nécessité de vérifier systématiquement les dates de sortie des jeux. Sony, de son côté, reste évasif sur les raisons, se contentant d’évoquer l’exploration de « nouvelles façons de proposer des jeux du catalogue PS Plus sur certains marchés ».

La comparaison avec Game Pass fait mal, en réalité, car la différence est que beaucoup de jeux Game Pass sont des sorties day one, alors qu’attendre des jeux déjà sortis est moins exaltant, ce qui risque simplement de gêner les abonnés actuels. Étaler l’arrivée des titres sans offrir la même fraîcheur éditoriale que le concurrent, ça ressemble surtout à un cache-misère.

La PS4 mise progressivement de côté

Autre signal qui confirme que Sony tourne doucement la page de l’ancienne génération : depuis janvier 2026, la politique d’ajout des jeux PS4 au catalogue a changé de nature. Le site officiel de PlayStation le précise noir sur blanc pour les trois formules payantes : à partir de janvier 2026, les jeux PS4 ne seront ajoutés que de façon intermittente. Ce n’est pas un arrêt brutal, mais une réduction progressive de la voilure, cohérente avec l’annonce de la fin de la production de disques prévue en 2028 et la fermeture programmée des boutiques PS3 et Vita. Le message est limpide : la PS5 (et bientôt sa succession naturelle) devient le centre de gravité exclusif du service.

Ce qu’il faut vraiment retenir pour votre abonnement

Concrètement, si vous êtes déjà abonné et que vous ne touchez à rien, votre tarif ne bouge pas dans l’immédiat, mais chaque renouvellement ou changement de formule vous expose désormais à la nouvelle grille tarifaire. Le vrai point de vigilance à surveiller dans les prochains mois, c’est l’éventuelle extension à la France du système de distribution étalée des jeux Extra et Premium, actuellement testé aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon. Un détail amusant pour clore le tableau : Sony continue de réserver ses grosses exclusivités comme Spider-Man ou God of War à une vente classique au lancement, ce qui signifie que même en payant plus cher, l’abonné PS Plus ne verra jamais ces jeux day one dans son catalogue, contrairement à la promesse initiale du Game Pass chez Microsoft.