La carte microSD récupérée sur ta vieille Switch, celle que tu as achetée 20 balles il y a six ans pour caler du Mario Kart et des captures d’écran ? Oublie-la tout de suite pour ta Switch 2. La console la détecte bien, elle affiche même parfois son nom et sa capacité, mais impossible d’y installer le moindre jeu. Ce n’est pas un bug, c’est une décision de Nintendo qui a changé toutes les règles du stockage externe.
À retenir
- Les anciennes microSD ne parlent plus le même langage électrique que la Switch 2
- Il faut absolument une microSD Express, pas une simple microSD Extreme, même gaming
- Les jeux next-gen font 50-90 Go : le stockage interne craque déjà sous la pression
Pourquoi ta carte de toujours ne sert plus à rien
La Nintendo Switch 2 est uniquement compatible avec les cartes microSD Express, dont la vitesse de lecture et d’écriture est plus rapide que sur les cartes microSD utilisées avec la Nintendo Switch, et insérer une carte utilisée avec l’ancienne console ne permet pas de sauvegarder ni de charger un logiciel téléchargé ou des données de sauvegarde. La console reste sympa sur un point : il est possible de charger les captures d’écran et vidéos Nintendo Switch enregistrées sur une carte microSD. Concrètement, tu peux récupérer tes souvenirs de speedrun ratés, mais pas transférer un seul jeu numérique ni la moindre sauvegarde.
Le fond du problème, c’est de l’électronique pure. Les anciennes cartes microSD, même les plus rapides de la génération précédente, ne sont tout simplement pas compatibles, car la Switch 2 utilise une interface PCIe Gen 3×1, soit la même technologie que les SSD NVMe. ta carte de 2019 n’est pas juste « un peu lente », elle parle littéralement un langage électrique différent de celui que la console attend. Aucune mise à jour, aucun bricolage ne changera ça.
Comment repérer la bonne carte sans se faire avoir
Le marché regorge déjà de cartes qui ressemblent à s’y méprendre à des microSD classiques, d’où l’intérêt de vérifier deux ou trois détails avant de sortir la carte bleue. Le logo EX ou directement microSD Express sur la carte ou l’emballage est le premier indicateur à repérer, à ne pas confondre avec le terme Extreme, qui n’a rien à voir. Piège classique en rayon : le mot « Extreme » ressemble énormément à « Express » sur un packaging, mais ce sont deux standards totalement différents.
Côté performances, les modèles compatibles affichent en général des vitesses entre 600 et 900 Mo/s, et en cas de doute, mieux vaut éviter les cartes classiques même vendues comme haute performance ou gaming. Une carte « gaming » à débit élevé mais au mauvais standard reste tout simplement inutilisable pour installer des jeux, peu importe le prix payé ou le marketing autour.
Sans surprise, ce nouveau standard a un coût plus salé que l’ancien. Les modèles officiels tournent autour de 60 euros, et certaines références PNY plus abordables affichent des performances annoncées de lecture jusqu’à 890 Mo/s et des vitesses d’écriture allant jusqu’à 550 Mo/s. Loin des 20 euros d’une microSD classique de l’époque Switch 1, donc, mais logique vu le bond technique.
Le stockage interne, vite à l’étroit face aux jeux next-gen
Cette contrainte tombe au pire moment possible, puisque les jeux ont pris un sérieux coup de bouteille en poids. Certains titres dépassent déjà les 50 Go, comme Split Fiction (71 Go), Cyberpunk 2077 (57 Go) ou encore Yakuza Zero (53 Go), et le mastodonte du genre reste sans doute Final Fantasy 7 Remake, qui pèse 90 Go à lui seul. Fais le calcul rapidement : trois ou quatre gros titres de ce calibre et le stockage interne montre ses limites bien plus vite qu’on ne l’imagine.
Un détail technique complique encore la vie des joueurs. Lorsqu’une carte microSD Express est insérée dans la console, elle devient l’emplacement de sauvegarde par défaut pour les logiciels téléchargeables, mais attention, les données de sauvegarde des jeux sont stockées dans la mémoire de la console et ne peuvent pas être enregistrées ou copiées sur une carte microSD Express. La carte externe, c’est donc pour les jeux et les médias, jamais pour les précieuses sauvegardes de progression.
Même les bonnes cartes ne sont pas toujours tranquilles
Investir dans la bonne carte ne met pas totalement à l’abri des mauvaises surprises. Une mise à jour système a récemment semé la panique chez une partie de la communauté : la mise à jour 22.0.0 de la Nintendo Switch 2 a pu rendre certaines cartes microSD Express illisibles, avec des jeux qui ne se lancent plus. Sur les réseaux, la console affichait que le stockage externe était incompatible, la carte n’étant plus reconnue que comme une microSD standard, limitant l’accès aux seuls screenshots et vidéos, exactement comme pour une vieille carte de Switch 1.
De quoi grincer des dents sérieusement quand on sait qu’une carte PNY de 1 To se vend autour de 150 euros, un vrai investissement qui peut soudainement se retrouver bloqué après une simple mise à jour du firmware. Le conseil qui vaut de l’or ici : avant de foncer sur le bouton « mettre à jour », jette un œil aux forums communautaires. Si des retours signalent des soucis avec ta référence de carte, patienter quelques jours avant d’installer le nouveau firmware peut t’éviter bien des cheveux blancs.
Sources : jeuxvideo.com | support-fr.sandisk.com