Le slot M.2 de la PS5 accepte un SSD NVMe PCIe Gen4 x4 à clé M, de 250 Go à 8 To. Sony recommande une lecture séquentielle de 5 500 Mo/s ou plus, et le disque doit être refroidi. Ce sont les critères publiés sur le support officiel de la console, et chaque ligne compte. Sony précise aussi ne pas pouvoir garantir que tous les SSD conformes aux specs fonctionneront, d’où l’intérêt de lire la fiche produit avec un œil de douanier.
Les SSD M.2 SATA ne sont pas gérés.
- La PS5 exige un SSD NVMe PCIe Gen4 x4 à clé M, avec une lecture d’au moins 5 500 Mo/s
- Dissipateur compris, l’épaisseur totale ne doit pas dépasser 11,25 mm
- Les capacités acceptées vont de 250 Go à 8 To, et le 2 To reste le meilleur compromis
Vitesse : le seuil de 5 500 Mo/s n’est pas décoratif
Premier filtre, l’interface. Quatre lignes PCIe 4.0 offrent un débit théorique maximal de 8 Go/s, contre 4 Go/s en PCIe 3.0, ce qui explique le seuil fixé par Sony. Un M.2 SATA plafonne vers 500 Mo/s, le niveau d’un SSD 2,5 pouces classique. Les modèles PCIe 4.0 limités à 5 000 Mo/s ou moins sont à éviter par sécurité, selon Next.
Les grandes références passent largement la barre. Le Samsung 990 PRO est annoncé à 7 450 Mo/s en lecture, et le WD_BLACK SN850X entre 7 200 et 7 300 Mo/s. Les chiffres du packaging sont des maximums : 59 Hardware note qu’un modèle comme le Sabrent Rocket 4 Plus peut osciller entre 5 600 et 6 600 Mo/s en pratique, ce qui reste au-dessus du seuil.
Sony n’impose aucun niveau de performance en écriture.
Un détail de fiche technique mérite un coup d’œil. D’après un guide récent, les SSD qui s’appuient sur la HMB (Host Memory Buffer, qui emprunte la mémoire du système au lieu d’avoir sa propre puce de cache) ne sont pas pris en charge. Un autre comparatif recommande fortement un SSD doté d’un cache DRAM.
Format et dissipateur : là où l’achat déraille
La console accepte les formats 2230, 2242, 2260, 2280 et 22110. Les deux premiers chiffres indiquent la largeur, les suivants la longueur. Le 2280 est le format standard, celui de la plupart des SSD grand public. Sony précise que la majorité des SSD sans refroidisseur intégré entrent dans le slot, mais que les tailles de dissipateurs varient énormément.
Les cotes à respecter sont peu nombreuses, mais sans tolérance, comme au Tetris où une pièce trop épaisse ne se place pas. Dissipateur compris, la largeur ne doit pas dépasser 25 mm et l’épaisseur totale doit rester sous 11,25 mm, dont 8,0 mm au-dessus de la carte et 2,45 mm en dessous. Les SSD simple face et double face sont pris en charge, mais les dissipateurs simple face s’installent plus facilement.
Les écarts entre modèles sont concrets. Dans un comparatif récent, le Samsung 990 PRO avec dissipateur affiche 8,88 mm d’épaisseur, soit 2,37 mm de marge sous la limite. Le même comparatif note que le WD_BLACK SN850X avec dissipateur a des dimensions proches des limites sur certaines capacités.
Sony déconseille d’ajouter un second dissipateur sur un SSD qui en a déjà un.
Sur la nécessité du refroidissement, les guides divergent. L’un d’eux parle d’une simple recommandation de Sony, mais la page officielle dit de ne pas utiliser de SSD sans dispositif de dissipation de la chaleur, comme un dissipateur ou une feuille thermique. Le même guide rappelle que la PS5 ne refroidit pas activement le slot M.2. Le SSD peut être vendu avec ces pièces, ou il faut les acheter à part.
Capacité : 250 Go à 8 To, mais pas toutes les gammes
La PS5 embarque un SSD interne de 825 Go, un volume vite saturé par quelques gros titres. Sony indique aujourd’hui une plage de 250 Go à 8 To, alors que d’anciens guides, comme celui de TechRadar, mentionnaient une limite à 4 To. Dans la pratique, les gammes à 8 To sont rares : le WD_BLACK SN850X est la seule du comparatif cité à y être disponible, alors que le Samsung 990 PRO s’arrête à 4 To. Le Crucial T500 est proposé en 1, 2 et 4 To.
Mon avis : le 2 To est le bon point d’équilibre. Une fois installé et formaté, le disque peut télécharger, stocker, mettre à jour et lancer les jeux PS5 et PS4, donc la bibliothèque gonfle plus vite qu’on ne le croit. Un 250 Go est accepté sur le papier, mais il se remplit en quelques installations.
La checklist à passer avant de payer
Le plus sûr consiste à vérifier cinq points sur la fiche produit avant de valider le panier. Les noms de gamme ne suffisent pas, car un même SSD existe parfois avec ou sans dissipateur. Une liste d’achat sûre combine PCIe Gen4 x4, NVMe, M.2 clé M, 250 Go à 8 To, un dissipateur aux bonnes dimensions et une lecture séquentielle d’au moins 5 500 Mo/s.
- Interface NVMe PCIe Gen4 x4, clé M (pas de SATA)
- Lecture séquentielle annoncée d’au moins 5 500 Mo/s
- Format 2230, 2242, 2260, 2280 ou 22110, en 22 mm de large
- Dissipateur de 25 mm de large et 11,25 mm d’épaisseur maximum
- Capacité comprise entre 250 Go et 8 To
Les mêmes exigences valent pour la PS5 d’origine, la Slim, la Digital et la Pro, seules les étapes de retrait du capot changent. Côté outils, il faut un tournevis plat pour le support et un Phillips #1 pour la vis du port M.2.
Sources : 2sevi-informatique.corsica | next.ink